Homme ou femme sexologue ?

Homme ou femme sexologue : est-ce vraiment important pour être compris ?

« Pensez-vous qu’il soit préférable d’aller consulter
une sexologue plutôt qu’un sexologue, sachant que je suis un homme ? 

Qui serait le plus à même de mecomprendre ?»

La question du choix entre un·e sexologue homme ou femme revient souvent en consultation, parfois de manière explicite, parfois de façon plus implicite dans le discours. Derrière cette interrogation, il y a rarement une simple curiosité : il s’agit le plus souvent d’un besoin de confiance, de compréhension et de sécurité dans un espace intime.

Et pourtant, réduire la qualité d’un accompagnement au genre du ou de la thérapeute soulève une question plus large : qu’est-ce qui fait réellement la qualité d’une écoute en sexologie ?

Le genre du thérapeute : un repère… mais pas un critère suffisant

Il est compréhensible qu’un patient puisse se demander s’il sera mieux compris par une personne du même genre. Cette projection repose souvent sur l’idée d’une expérience corporelle ou hormonale partagée.

Cependant, en pratique, la formation en sexologie ne repose pas sur l’expérience personnelle du corps, mais sur des connaissances acquises, des études cliniques, des outils thérapeutiques et des modèles issus de recherches scientifiques, produites par des hommes et des femmes.

Autrement dit, la compréhension du fonctionnement sexuel, psychologique et relationnel ne dépend pas du genre du ou de la professionnel·le, mais de sa formation, de son expérience clinique et de sa posture d’écoute.

“Vous ne pouvez pas comprendre, vous êtes une femme” : ce que cache cette phrase

Lorsqu’un patient exprime : « vous les femmes, vous ne pouvez pas savoir », il ne parle pas uniquement de biologie. Cette phrase révèle souvent autre chose : une difficulté à se sentir compris, une peur d’être jugé, ou encore une expérience passée qui n’a pas été entendue.

La réponse ne consiste pas à nier cette perception, mais à la replacer dans le cadre thérapeutique. Le rôle du ou de la sexologue n’est pas de vivre la même expérience que la personne accompagnée, mais de comprendre ce qu’elle traverse à travers des outils d’analyse, d’écoute et de travail clinique.

La relation thérapeutique repose donc moins sur la similarité que sur la qualité du lien et la capacité à accueillir ce qui est dit, sans interprétation hâtive.

Homme ou femme : une question de confiance avant tout

Plutôt que de chercher une “bonne réponse universelle”, la vraie question devient : avec qui la personne se sent-elle suffisamment en sécurité pour parler de sujets intimes ?

Si la confiance s’installe plus facilement avec un homme, il peut être pertinent de commencer par un homme. Si elle s’installe avec une femme, alors ce choix est tout aussi pertinent.

L’essentiel est ailleurs : dans la qualité de la rencontre, dans la sensation d’être entendu·e sans être réduit·e, et dans la possibilité d’explorer librement ce qui pose question.

Et si le problème n’était pas le genre ?

Parfois, ce qui est attribué au genre du ou de la thérapeute relève en réalité d’autres éléments : une méthode qui ne convient pas, une approche trop directive, un cadre qui ne rassure pas, ou simplement un “feeling” qui ne passe pas.

Il est difficile de le savoir dès la première séance, mais cette exploration fait partie du processus. Elle permet d’affiner ce qui fonctionne pour la personne, indépendamment de toute autre considération.

Une expertise fondée sur des savoirs, pas sur le vécu personnel

Un point essentiel mérite d’être rappelé : un·e sexologue n’est pas un miroir de ses patients. Il ou elle ne travaille pas à partir de son expérience personnelle, mais à partir de connaissances théoriques, biologiques, psychologiques et relationnelles.

Cela ne remplace pas le vécu, mais cela constitue un cadre structuré pour comprendre ce qui se joue dans la sexualité, le désir, les blocages ou les dynamiques relationnelles.

FAQ

Est-ce mieux de consulter un sexologue homme ou femme ?

Il n’existe pas de règle générale. Le choix dépend surtout du ressenti de confiance. Certaines personnes se sentent plus à l’aise avec un homme, d’autres avec une femme. Le plus important reste la qualité de la relation thérapeutique et la capacité à parler librement.

Oui. Un·e sexologue n’accompagne pas à partir de son vécu personnel, mais à partir de formations, d’outils cliniques, de recherches et d’une pratique professionnelle. La compréhension repose sur l’écoute et l’analyse, pas sur l’identification à la situation.

Oui, totalement. Il est fréquent de tester un ou une professionnel·le avant de trouver la bonne personne. Le sentiment de sécurité et de confiance est essentiel pour que le travail thérapeutique puisse avancer.

Non, ce n’est pas le genre qui détermine la qualité de l’accompagnement. Ce sont plutôt l’expérience, la posture, la méthode et la capacité d’écoute qui jouent un rôle central.

Oui, c’est une réaction courante. Elle peut être liée à des expériences personnelles, à un sentiment de pudeur ou à un besoin de repères. Cette préférence peut servir de point de départ, mais elle n’est pas un critère absolu.

Ce sujet résonne avec votre histoire ou vos questionnements ?

N’hésitez pas à prendre rendez-vous pour une consultation individuelle et trouver un espace pour parler en toute sécurité.

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Norah-Lounas-sexologue-Genêve

La seule bonne réponse est celle du confort

Il n’existe pas de règle absolue sur le choix entre un·e sexologue homme ou femme. Ce choix appartient entièrement à la personne qui consulte.

Le seul critère réellement déterminant reste celui-ci : est-ce que je me sens suffisamment en confiance pour parler librement de ce que je vis ?

Tout le reste vient ensuite.

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