Quand une rubrique grand public devient un espace de santé sexuelle partagée
Être lue chaque semaine dans un journal gratuit avec une audience de plus de 200 000 lecteurs et lectrices, et voir ses textes diffusés également sur le site de Lausanne Cités, est une véritable opportunité. Pour une sexologue exerçant en Suisse depuis plusieurs années, c’est bien plus qu’une visibilité : c’est un espace de transmission, de réflexion et de dialogue autour de la santé sexuelle.
À travers ces rubriques, il ne s’agit pas seulement de parler de sexualité, mais de rendre accessibles des sujets parfois complexes, d’informer autrement qu’en consultation, et d’accompagner au-delà du cadre du cabinet.
Informer, rassurer, interroger… sans convaincre à tout prix
Certaines personnes considèrent ce type de rubrique comme une forme de publicité. Sur ce point, je reste nuancée — mon slogan « la sexualité nuancée ».
Une rubrique peut :
rassurer
informer
documenter
ouvrir des questionnements
Mais elle peut aussi :
agacer
déranger
être ignorée
ne pas être lue du tout
Et c’est très bien ainsi.
La sexualité n’a pas vocation à faire l’unanimité. Elle traverse l’intime, les normes, les croyances et les résistances de chacun·e.
La santé sexuelle comme enjeu collectif
Le fait qu’un hebdomadaire gratuit et régional accorde une place régulière à la santé sexuelle n’est pas anodin. Cela témoigne d’une reconnaissance croissante de ces questions comme enjeux de société, et non comme simples sujets privés ou marginaux.
Parler de sexualité dans un média grand public, c’est aussi :
sortir du sensationnalisme
lutter contre les idées reçues
normaliser des vécus variés
rappeler que la santé sexuelle concerne tout le monde
Quand l’écriture ouvre de nouveaux projets
Ces rubriques ne sont pas seulement un espace d’expression. Elles sont aussi un terreau de projets professionnels.
Parmi ceux-ci, un projet prévu pour 2026 :
– une bande dessinée, co-créée avec une jeune illustratrice genevoise, autour d’un thème encore peu exploré dans l’espace public.
Appel à témoignages : parler de l’andropause
Le sujet au cœur de ce futur projet est l’andropause, aussi appelée déficit androgénique lié à l’âge. Souvent présentée comme une “ménopause au masculin”, elle reste pourtant :
peu connue
peu documentée dans le grand public
rarement racontée à hauteur d’humain
Qui peut témoigner ?
des hommes
des femmes
des partenaires
des professionnel·les de santé ou de l’accompagnement
Sous quelle forme ?
témoignages écrits
échanges par visioconférence
rencontres en présentiel à Genève
L’anonymat est garanti.
Les personnes souhaitant être identifiables pourront le préciser — en dessin, dans le cadre du projet.
Un projet ancré à Genève… et ailleurs
La ville de Genève, ses places mythiques et ses espaces de vie, feront partie intégrante du projet visuel. D’autres villes pourront également être mises à l’honneur.
Une seule condition pour participer : être francophone.
Pourquoi recueillir des témoignages sur l’andropause ?
Parce que derrière les mots médicaux se cachent :
des vécus corporels
des changements hormonaux
des impacts sur la sexualité, l’identité, le couple
parfois de la solitude ou de l’incompréhension
Mettre ces récits en lumière, c’est contribuer à une sexualité plus nuancée, plus humaine et plus inclusive.